Le nombre de vitesses sur un vélo électrique (VAE) varie fortement selon l’usage, le type de transmission et la gamme du vélo. Contrairement aux idées reçues, la motorisation n’impose pas un nombre précis de vitesses : elles servent surtout à optimiser l’effort du cycliste et l’efficacité du moteur. Si vous vous demandez quel est l'intérêt des vitesses, nous vous recommandons de lire notre article de blog : Pourquoi il y a des vitesses sur un vélo électrique ?
Vélos électriques urbains (city / trekking)
Les vélos électriques de ville ou tout chemin, ont le choix le plus large, comme leur usage peut être très différent. Pour une utilisation simple, en ville, sur un terrain plat, les vélos ont en général entre 3 et 5 vitesses. On retrouve souvent 7 à 8 vitesses en moyeu interne, par exemple avec un système Shimano Nexus. Enfin, pour des trajets vallonnés, les vélos ont plutôt 9 à 11 vitesses.

Exemple d'un VTC électrique Kayza avec 9 vitesses.
Les avantages d’un moyeu à vitesses intégrées (comme Nexus ou Enviolo), sont la fiabilité, l’entretien, et le changement de vitesse possible depuis l’arrêt.
Pourquoi c’est plus fiable ? Parce que les engrenages sont protégés à l’intérieur du moyeu, ils ne sont donc pas exposés à la pluie, la boue, la poussière et les chocs. Il y a moins de dérèglement et une durée de vie plus élevée.
Pourquoi il y a moins d’entretien ? Parce que la chaîne reste bien alignée, et s’use moins, il n’y a pas besoin de réglage fréquent. Les galets et la cassette ne sont pas exposés à l’environnement extérieur.
Pour conclure, le plus significatif est qu’avec ce système, le cycliste peut changer de vitesse depuis l’arrêt. Sur un vélo classique, ce n’est pas possible sous peine d’abîmer le dérailleur et de casser le vélo.
VTT électriques (e-MTB)
Les VTT électriques sont très souvent des vélos techniques avec des cyclistes exigeants qui recherchent la qualité et l’innovation. Il faut que le vélo réponde exactement à leurs besoins et réagisse au quart de tour !
Il y a en général entre 10 et 12 vitesses sur ce type de vélo électrique. Avec ces vélos, on a besoin d’une large plage de développements. Le développement est la distance parcourue à chaque tour de pédale. Ainsi un petit développement offre un pédalage facile, idéal pour monter. Un grand développement au contraire offre un pédalage rapide, idéal pour rouler vite.

Exemple d'une transmission 12 vitesses sur un VTT électrique Lapierre Overvolt GLP SE 2023 Alpine.
Un VTT doit permettre de grimper lentement dans les forts dénivelés, et de rouler vite sur le plat ou en descente. Il y a donc besoin de petites et grandes vitesses.
De plus, une montée technique comprend des racines, des pierres, des marches, une terre meuble ou bien des passages très lents. Dans ces cas-là, il faut pouvoir pédaler très lentement tout en gardant le contrôle, et sans poser le pied.
Par exemple, sur un sentier de montagne :
- sur une montée raide, on a besoin d’une petite vitesse facile
- sur un passage technique lent, on a besoin d’une vitesse courte
- sur une portion plate, on a besoin d’une vitesse intermédiaire
- dans une descente roulante, on a besoin d’une vitesse rapide.
On peut avoir toutes ces situations plusieurs fois sur une seule sortie, d’où le besoin d’une large gamme de vitesse sur ces vélos, même électriques.
Vélos électriques route / gravel
Les vélos électriques Gravel ou de route permettent de rouler longtemps sur plusieurs dizaines, voire centaine de km en une sortie. Sur des portions aussi grandes, le dénivelé ne peut pas être plat. Pour encaisser les montées et les descentes, selon le même principe que vu précédemment, le cycliste a besoin de 10 à 12 vitesses. La priorité est à la fluidité et au rendement.

Exemple d'une transmission Shimano GRX 11 vitesses sur un vélo électrique gravel Lapierre E-crosshill.
Vélos cargo électriques
Les vélos cargos électriques sont plus longs, plus lourds, de par leur chargement, et font parfois face à des dénivelés. Pour autant, ces vélos sont de véritables moyens de déplacement qui doivent être confortables et faciles à utiliser.
Ils sont souvent équipés soit de 5 à 8 vitesses pour les modèles robustes, et de 10 à 11 vitesses pour ceux qui font face à beaucoup de dénivelés. L’objectif ici est la résistance et la douceur avec la charge.
Focus sur la transmission automatique : Enviolo par exemple
La transmission automatique sur un vélo électrique est un système qui choisit les vitesses à votre place afin de maintenir un pédalage fluide et confortable, sans intervention du cycliste.

Exemple d'une transmission automatique Enviolo sur un VTC électrique Riese and Müller charger.
Elle fonctionne grâce à des capteurs et à une gestion électronique. Elle analyse en temps réel la cadence de pédalage, la vitesse du vélo, l’effort exercé sur les pédales, la pente et la puissance du moteur, puis elle adapte automatiquement le bon rapport de transmission et la bonne vitesse. Cela permet de pédaler toujours au même rythme.
Le système Enviolo, le plus recherché, aussi appelé à variation continu automatique offre des changements de vitesse imperceptibles. Il est très utilisé pour les vélos de ville, les VTC ou les vélos cargos électriques.
À retenir
- Le moteur aide, mais les vitesses restent essentielles pour l’efficacité et l’autonomie.
- Plus le terrain est technique ou vallonné, plus la plage de vitesses est large.
- Pour un usage urbain quotidien, 8 vitesses intégrées suffisent largement.
- Pour un usage sportif ou montagne, 11–12 vitesses sont recommandées.
